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Les Allemands ont des montres… les Chinois ont du temps.

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Cette phrase est excellente.
J’aimerais bien qu’elle soit de moi, mais ce n’est pas le cas. Elle m’a été relatée par un partenaire de travail allemand plus âgé, avec lequel j’ai eu l’occasion de travailler cette semaine alors que j’interprétais pour une délégation étrangère.

Ayant passé beaucoup de temps en Asie, y compris en Chine, il a souvent été confronté à un exemple classique de différence interculturelle qu’on ne remarque pas de prime abord – la perception du temps. Et ce thème est resté présent tout au long de la semaine, ce qui n’a pas manqué de me rappeler l’un des modèles classiques de la communication interculturelle: le modèle de l’iceberg, que voici.

Le modèle de l'iceberg. Source: https://www.reddit.com/r/coolguides/comments/ufbenp/the_cultural_iceberg/
Source: https://www.reddit.com/r/coolguides/comments/ufbenp/the_cultural_iceberg/

D’après ce modèle, la majeure partie de ce qui définit une culture se cache sur la surface. Si les vêtements, la langue, la musique et la manière de se saluer sautent aux yeux et aux oreilles, la notion de ponctualité, la taille de la bulle personnelle ou l’importance accordée à la politesse sont invisibles et prennent du temps à se faire remarquer lorsqu’elles diffèrent. C’est ce qui explique la citation ci-dessus; le malaise que l’on ressent parfois quand des gens se tiennent trop près de nous, et que si vous ne faites pas la file comme tout le monde pour monter dans le bus au Québec, vous risquez de récolter des regards réprobateurs.

D’ailleurs, quand deux cultures (ou icebergs) se rencontrent, c’est bien souvent cette partie submergée qui entre en collision et est cause de conflits. D’où l’importance d’avoir conscience de ses propres biais culturels et de rester à l’affût des différences parfois très subtiles pour assurer un échange réussi et harmonieux.

En ce qui concerne la semaine qui vient de se terminer, mon partenaire allemand avait heureusement bien pris en compte cette différence et ajusté les heures de départ en conséquence, si bien chaque rendez-vous a commencé à l’heure, voire presque en avance.

Mais ce que j’ai trouvé encore plus intéressant que l’exemple classique de la ponctualité dans bien des situations, c’est une différence culturelle que j’ai pu observer pour la première fois: deux groupes qui n’accordent pas la même importance aux relations interpersonnelles. Car ce qui importait bien d’avance que de commencer ou de finir à une heure fixe pour notre délégation, c’était de prendre le temps de faire connaissance avec ses vis-à-vis, de bien comprendre à qui elle avait affaire. Et cela s’est manifesté de façon flagrante dès la première matinée, avec un « rappel à l’ordre » en douceur de l’un des délégués qui a fait la remarque qu’on ne pouvait quand même pas commencer la semaine par des questions logistiques alors que les présentations n’avaient même pas encore eu lieu.

Étonnamment, ça a chamboulé mes attentes et j’ai trouvé cela à la fois génial et instructif. J’ai bien hâte de voir ce que les prochaines missions m’apprendront sur le genre humain!

Et vous, avez-vous fait des expériences interculturelles qui vous ont supris·e?

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